Mai 2006

 

Cette page est écrite à plusieurs mains et retrace le quotidien de l'association tchin-tchine en France et en Chine.
Si vous souhaitez y participer, vous pouvez nous envoyer textes, images et commentaires. Bonne lecture!

 

Veuillez consulter désormais la page http://www.tchin-tchine.com/au_fil_des_jours.php

Vous y trouverez des nouvelles fraîches.

Merci!

 
 
 
Mardi 23 mai - Pékin

Mots et Merveilles de Chine

Le programme détaillé

 

• Jeudi 1er juin : ouverture de la manifestation autour d’un verre, Odyssud Blagnac, 18h

 

• Jeudi 1er juin : la Chine dans la mondialisation
auditorium d’Odyssud Blagnac :

- 19h : Conférence par Gabriel Weissberg

Gabriel Weissberg donne un aperçu de la situation géopolitique en Chine et explique la place peu commune de ce pays sur la scène internationale.
Agrégé de géographie et spécialiste de l’Asie, il a écrit récemment Géopolitique et géoéconomie de l'Asie orientale.

 

• Du 2 au 8 juin: «Une autre Chine…»,
espace Jouvion, Merville
expo photo sur le Yunnan de Marilou Castilla

Marilou Castilla, photographe ethnologue, nous propose un regard rare sur la Chine. Loin de Shanghai et de Pékin se trouve une Chine où le monde moderne ne représente qu’une image idéalisée. Le Yunnan fait partie de ces contrées reculées. 25 minorités ethniques y vivent de manière archaïque. Vie privée ou publiqe, fascination de l’Occident, quotidien, Marilou Castilla résume les aspects contradictoires de cette culture dans des photos en noir et blanc parfois insolites, toujours touchantes.

 

 

• Vendredi 2 juin, Charme et Caprice en Chine du Sud
espace Jouvion, Merville :

- 18h30 : Conférence sur le Yunnan par Marilou Castilla
Présentation historique, géographique et ethnologique de cette région du Sud-Ouest de la Chine. Province multiculturelle, le Yunnan est un monde à part. Des forêts tropicales aux hautes montagnes entrecoupées de vallées profondes, 25 des 56 minorités ethniques du pays y vivent.

- 19h30 : Conférence avec diapos sur le Guizhou par Geneviève Clastres
Geneviève Clastres poursuit avec vous le voyage en Chine du Sud : présentation d’autres provinces de la région, des ethnies qui y vivent et de leurs rites traditionnels. La conférencière accompagne son propos de diapositives de ses nombreux voyages entre le Guizhou et le Yunnan.

 

Samedi 3 juin : La Chine racontée aux enfants

Les enfants sont souvent fascinés par la Chine, cette culture si différente de la nôtre. Pour répondre à leur soif de connaissance, tchin-tchine propose une matinée de découvertes : présentation de livre, initiation au chinois, autant d’occasions de se familiariser avec un nouvel univers !

 

- 10h : Rencontre autour du livre La Chine d’aujourd’hui, le journal de Lanhua par Geneviève Clastres, espace Jouvion, Merville

- 11h : Initiation au chinois pour les enfants par Wu Juan, bibliothèque, Merville


 

 

 

 

 

Samedi 3 juin : Récits de voyage
rencontre autour de livres d’art et de voyage.
auditorium d’Odyssud Blagnac

 

- 16h : Chine, émotions vagabondes, de Robert-Emile Canat
L’indécente beauté d’un paysage, le charme insoutenable d’un sourire, un je ne sais quoi d’éternité…. Il y a de la magie, à n’en pas douter, dans ce pays qui se dévoile doucement,, qui se révèle avec le temps, comme pour mieux vous ensorceler… La Chine ne devrait s’offrir qu’à ceux qui savent encore rêver.

 

- 17h30 : la Chine d’Emilie, de Géraldine Ricq
Certains partent loin par curiosité, d’autres pour guérir d’une déception amoureuse, pour fuir leur pays ou encore pour d’autres raisons… L’auteur est partie en Chine par curiosité et parce qu’elle a eu la chance comme Emilie d’être invitée par une amie chinoise. Ce récit est sa façon d’immortaliser ses semaines de vie partagées…



Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Cette manifestation est organisée avec le soutien du Conseil Général de Haute-Garonne, du Conseil Régional Midi-Pyrénées, de la Mairie de Blagnac et de l’acb - Banque Populaire

 

 

 

 
Lundi 22 mai - Pékin

 

Catherine, adhérente de tchin-tchine depuis deux ans, nous a envoyé ce texte, inspiré de sa "rencontre" avec la Chine. Même si elle n'y est pas encore allée, elle la découvre à travers cours de chinois, stages de calligraphie et ateliers de cuisine, par ses lectures...

 

Zhongguo
ou le rêve d'un voyage dans le pays du milieu

 

Dans son œil au reflet de jaspe brille la lumière plusieurs fois millénaire d'un monde qui s'est tant de fois laissé découvrir puis laissé oublier. De son corps ramassé dans son habit de pierre, le Dragon veille sur ses terres, ses fils et sur leurs mystères.

"Je suis le Dragon céleste, je règne sur Zhongguo, le pays du Milieu, ou pour les peuples venus du lointain Occident, la Chine.
Je suis l'image de la mutation qui s'observe d'une civilisation de plus de 40 siècles qui n'a de cesse d'attirer l'homme de religion, le marchand, le lettré, le voyageur.

Je garde la mémoire de mon peuple mais de cent manières subtiles il faudra me chercher.
Rien n'est ici comme vous l'attendez. Tout est métamorphose, dépaysement. Tout est démesure, paradoxe.
Mes fils ont si bien su s'arranger de mondes que l'on dit incompatibles, celui des temps immémoriaux de leurs pères et des temps du futur que l'esprit à peine effleure, qu'ils passent pour incompréhensibles.
Celui qui veut bien ouvrir son esprit et son cœur verra derrière celui qui est laborieux, soumis, indéchiffrable celui qui est accueillant, curieux, drôle, romantique, débrouillard et un brin rebelle. Dans les jardins dès l'aube vous verrez mes fils, le pied levé, chercher le difficile chemin entre équilibre et déséquilibre.

Mon essence se dissipe comme la fumée de l'encens, comme le nuage qui déverse la bienfaisante pluie. Entre ciel et terre est né, chez moi, l'Art suprême qui permet de rassembler dans un trait toute une éternité.
Devant les portes des gardiens du seuil veillent sur mes fils; signes, symboles, carillons dont un souffle de vent suffit pour agiter les tiges et chasser l'esprit malin.
Les vrais trésors sont délicats et cachés et je les protège jalousement.

Mon âge d'or n'est point d'hier, il est d'aujourd'hui comme de demain.

Voyageurs si tes premiers pas passent par la porte de l'Occident, tu découvriras la Perle de Chine, la ville à nulle autre pareille, celle "au dessus de la mer", Shanghai. Tu pénètreras ensuite sur mes vastes terres, rencontreras mes nombreux enfants. Tes sens en éveil tu te laisseras surprendre, tu ne repartiras pas comme tu es venu."

 

 

Dimanche 21 mai - Pékin

 

Hotmail brouille l’écoute

 

Depuis presque 15 jours, nous ne pouvons plus accéder à nos mails personnels via le serveur hotmail. Après avoir maudit l’ordinateur portable en fin de vie, honni la connexion vaguement WIFI au débit formidable de 115,2 Kb qui y est installée (pour les non comprenant, sachez que les connexion haut débit ADSL sont 100 fois plus rapides !), je suis allé à la recherche d’informations. Il est à noter tout d’abord que cette rupture de liens n’est pas dirigé seulement contre moi. De nombreuses personnes en pâtissent à tel point que tout le monde en parle. Enfin, tout le monde…essentiellement les français puisque nous autres utilisons majoritairement Hotmail, aux dires de l’informaticien stagiaire du Lycée Français. C’est d’ailleurs dans la salle informatique du Lycée de Pékin que je continue mon enquête.

« Vous avez des problèmes, vous, avec Hotmail ? »
Quatre paires d’yeux se fixent sur moi ; Quatre bouches entonnent un oui de concert.

J’apprends alors que ce phénomène n’existe qu’en Chine et que les connexions du reste du monde ne sont pas infectées. Rien qu’en chine ? Encore un coup de la censure gouvernementale ! Celle là même qui coupe le son de nos émissions préférées sur TV5 !

Quelqu’un à ma droite a atteint un niveau de désespoir proche du suicide. Il ne le dit pas directement, non, mais la dilatation des pupilles, les poches sous les yeux, le petit tréssautement en dessous de la narine gauche et l’intérêt qu’il porte à la conversation alors qu’habituellement il ne parle à personne, sont des signes qui ne trompent pas. « Qu’est-ce qu’on peut faire ? »

Alors là les réponses fusent, aussi farfelues les unes que les autres.

« Moi, j’arrive à me connecter ! Le soir, entre 20H03 et 20H07 ! enfin, j’y suis arrivé … avant hier ! »
« Quelqu’un m’a dit qu’en passant par Google Belgique et en tapant le code CHLEKENAKSVERONY dans la fenêtre de recherche HELP, on peut tomber sur un fichier HTTPPS. En créant un nouveau dossier et en faisant un copier/coller dans le navigateur, on peut y arriver. Mais bon, j’ai pas vérifié encore ! »
« C’est sur que ça doit prendre du temps ! »
« Faudrait peut-être passer par un ordinateur chinois, enfin, avec les caractères… comme ça ,la censure pourra pas deviner que c’est un français qui cherche à se connecter ! Oui, mais vous en connaissez des chinois, vous ? »
« Mais merde ! On peut pas nous laisser comme ça ! On est sur un terrain d’ambassade quand même ! »
La tension est à son comble ! On frise la crise diplomatique ! Quand soudain…
« Eh ! Ca marche, là ! »

Tout le monde se retourne vers son écran, la fièvre au front et la tremblante aux doigts. Je lance un « bon, ben au revoir ! » à la cantonade mais personne ne me répond. Je n’existe déjà plus. Ils communiquent.

Je rentre le soir chez moi, un peu amer quant aux relations humaines. J’allume l’ordinateur ; je me connecte…
Ca ne marche pas. Je relance la connexion en tenant l’antenne avec une fourchette dans la main… toujours rien. Pourtant la dernière fois…….

Michel Monestes

 
Vendredi 19 mai - Pékin

 

Je rattrape mon retard...

 

Voici un peu de lecture variée :

- le dernier conseil d'Administration (lire l'ordre du jour) de tchin-tchine a eu lieu mercredi dernier. Nous y avons discuté du bilan de l'année, et des projets de l'an prochain (notamment la location d'un local, pour y tenir une permanence, et proposer l'accès à notre bibliothèque... enfin, le CA est l'occasion de planifier l'action des bénévoles qui viennent nous donner un coupe de mai pour le Forum des Langues (28 mai) et la Journée des clubs de l'ACB en juin. Si vous avez enfin de participer, on n'attend que vous!

- Nous avons mis en ligne le dernier article de la Dépêche du Midi sur le stage de chinois de ce week-end

- et j'ai terminé le texte sur ma première journée à Chengde

Bonne lecture!

 

 
Mardi 16 mai - Blagnac

 

Retour sur les derniers événements de tchin-tchine à Toulouse et Blagnac

Stage de Chinois - 13 et 14 mai à Blagnac

Dix participants, huit heures de cours et une enseignante: telle fut la recette pour cette initiation au chinois organisée par tchin-tchine à Blagnac.
L'occasion pour ces sinophiles en herbe de se familiariser avec les caractères, le pin-yin et toutes les indiations de base pour comprendre le fonctionnement de cette langue si différente mais pourtant accessible!

Certaines étaient venus en vue d'un prochain voyage, d'autres pour se préparer à un apprentissage à l'année et d'autres encore par simple curiosité. Tous sont repartis ravis!

 

Café-Chine - 15 mai à Toulouse

Toujours le même principe pour ce rendez-vous mensuel... Chinois apprenant le français et étudiants français de tout horizon se sont rencontrés ce lundi au Café Jo de Brugges pour échanger autour d'un verre. Ce mois-ci, le thème était la jeunesse.

Le dernier rendez-vous linguistique de l'année a lieu le lundi 12 juin, mais ne vous inquiétez pas, ces rendez-vous réguliers reviennent dès le mois de septembre!


 
Mardi 16 mai - Pékin

 

Un week-end à Chengde : Premier jour

 

 

Chengde, ancienne résidence d'été des Empereurs, au nord est de Pékin, est une belle destination pour un week-end de balade.

Le train exprès ne met que quatre heures pour parcourir les 200 kilomètres jusqu'à Chengde. Nous décidons donc, avec deux amis, d'y passer une nuit.

Le train part de Pékin à 7h du matin : autant dire que dès que je suis installée sur les planches de bois qui tiennent lieu de banquette, je m'endors. Quelques heures plus tard j'ouvre un oeil, réveillée par une conversation animée : une vendeuse baratine avec enthousiasme Sébastien, lui vantant les charmes de la carte de Chengde qu'elle lui colle sous le nez. Il y a même des explications en anglais sur ladite carte : Sébastien est obligée de tout lire consciencieusement sous les yeux de la vendeuse triomphante, qui y voit une preuve de l'excellente qualité de son produit... Sébastien finit par acheter la carte pour avoir la paix.

Nous arrivons à Chengde, accueillis comme toujours par les éternels rabatteurs qui tentent de nous amener dormir chez leurs cousins. Nous tentons de trouver nous-même un hôtel, puis finissons par suivre les conseils d'une rabatteuse, qui nous oriente vers un hôtel décrépi mais pas cher. Pour une nuit, ça sera bien suffisant. Nous descendons manger dans les ruelles ensoleillées de Chengde. Nous repérons une échoppe de Xiao Long Bao (petits pains farcis cuits à la vapeur) où sont installés deux français : nous partageons leur repas, profitant du soleil, des saveurs de cette cuisine de rue, et des passants qui nous dévisagent, amusés et curieux.

 

Nous consacrons l'après-midi à la visite du Palais d'Eté (Bishu Shanzhuang). Il s'agit d'un parc immense (environ 600 hectares!), construit et aménagé pour accueillir les Empereurs, loin de la chaleur estivale de Pékin.

Autour de plusieurs lacs, des sites ont été aménagés : Kangxi avait décidé de reproduire ici 36 des plus beaux sites de Chine. Nous visitons ainsi une réplique miniature (et bien moins belle!) du Jardin de Shizi Lin à Suzhou, d'une pagode de Xi'an..

La promenade dans le parc est agréable mais un peu décevante. Pendant toute la saison sèche (jusqu'au 1er mai), les trois quart du parc sont fermés aux visiteurs, pour réduire les risques d'incendie. Il est vrai que la végétation est extrêmement sèche, et le parc manque franchement de verdure... nous croisons quelques biches, peu farouches (les touristes leur donnent des tanghulu, ces brochettes de fruits caramélisées, pour les attirer).

 

Pour prendre des forces pour la journée du lendemain, nous finissons par un repas de canard laqué, puis nous rentrons tranquillement vers l'hôtel. Sur une place, nous observons quelques mamies qui s'entraînent à la danse de l'éventail.

Demain, direction "les 8 temples de l'extérieur" (wai ba miao).

 

 

 

 

 

 

 

 
Lundi 15 mai - Pékin

 

Un dimanche à Pékin

 

Pour profiter de la douceur de ce week-end (c'est déja presque l'été à Pékin!), nous sommes partis avec notre ami Thierry, vers un immense site dans le sud de Pékin, où on trouve des entrepôts de meubles par dizaines.

Il y a des meubles neufs, fabriqués sur place, des réparateurs, des brocanteurs; on peut trouver toutes sortes de meubles, mais aussi de nombreux objets de la Révolution Culturelle : tasses à l'effigie de Mao, porcelaines "L'Orient est Rouge", petits livres rouges "authentiques" et autres curiosités... l'amateur peut également acheter des statues et sculptures en marbre, en pierre ou en bois, de toutes tailles...

Thierry s'est offert une petite commode - qui s'est révélée plus belle que prévue après nettoyage - et deux grosses céramiques "Vive la pensée du Président Mao". Nous avons craqué pour un miroir "ancien" monté sur un socle en bois sculpté.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nos emplettes terminées, nous sommes partis pour Dashanzi (les anciennes usines reconverties en galeries d'art moderne) où des amis de Thierry inauguraient leur exposition.

 

Comme nous sommes en plein Festival de Dashanzi, les curieux étaient nombreux à venir déambuler dans ce dédale de minuscules galeries et expositions... Nous avons visité un nouveau coin, que nous ne connaissions pas.

 

Nous avons visité plusieurs expositions, toutes assez surprenantes...

L'une d'elles est baptisée "Pré-socialisme" : il s'agit de sculptures caricaturant les héros de la révolution communiste. Une démarche étonnante, et des personnages... heu.. jugez vous même!!

 

 

 

 

Une autre galerie accueillait deux travaux tout aussi étranges: tout d'abord, une exposition minuscule. Sur une plinthe de la salle d'exposition, un artiste a créé une ribambelle de minuscules personnages, recréant des scènes issues de son imagination. Les visiteurs doivent s'accroupir devant le mur pour découvrir cet univers. Des loupes sont généreusement fournies!

 

Dans la même pièce, une installation nommée "Clone Infini" met en scène des squelettes - faux bien sûr, comptez ses bras! Dans des éprouvettes et alambics rappelant Frankenstein, des squelettes-foetus deviennent de plus en plus grands, jusqu'à la taille humaine. Une drôle d'intallation, qui ne manque pas d'humour, mais à laquelle je ne suis pas sûre d'avoir tout compris...

 

 

Mercredi 10 mai - Pékin

 

Une longue journée!

 

Ce lundi matin, toute l’équipe se prépare pour la dernière représentation de « histoire amère d’une douce frénésie », que nous jouons ce soir à l’Université de Pékin, avant de repartir demain matin pour la France (déjà !).

Nous nous retrouvons à 14h pour charger le décor. Malheureusement, le camion est en retard… renseignements pris, il ne devrait plus tarder : il ne sera là qu’à 16h !! le temps d’envoyer les comédiens, tout seuls dans un taxi, vers la salle de spectacle pour qu’ils puissent se préparer. Malheureusement (bis), suite à une mauvaise indication (ils ont rendez-vous a la porte « sud-est » de la fac, porte qui n’existe pas !), ils devront tourner à pied dans le campus, montrer les affiches du spectacle et négocier avec le garedien pour finir par réussir à rentrer dans la salle… où ils arrivent en même temps que nous (et le décor).

 

 

 

 

Il ne nous reste donc plus que deux heures pour tout préparer avant l’arrivée du public. Les trois artistes se chauffent, pendant que Thomas, Cécile et Michel montent les pendrillons, règlent le son et les projecteurs… de mon côté je suis chargée de relire les sous-titres que les étudiants chinois de la fac ont traduit. Nous finissons tout juste quand les portes s’ouvrent. Environ 300 étudiants sont venus voir le spectacle, et tous semblent avoir beaucoup apprécié, bien que j’ai franchement « pataugé » avec le projecteur à sous-titres…

 

Après une salve de questions assez désordonnées (citons tout de même un Chinois prénommé Adam, qui a demandé à Laurence - Eva dans le spectacle - si elle était libre….), nous démontons rapidement le décor, qui est réparti à travers tout Pékin : une partie est stocké pour les années suivantes, une partie rentre en France…

 

Thomas et moi partons profitons d’un trajet en camion (comprennez : à l’arrière du camion avec le décor) en compagnie des déménageurs chinois : une autre vision de la Chine, qui défile sous nos yeux par la porte restée ouverte…

Après un repas pantagruélique, nous partons, Thomas et moi, pour l’aéroport, afin d’y dépose le fauteuil roulant, car il est trop grand pour rentrer dans un taxi et nous profitons de la présence d’un ami (et de sa grosse voiture) pour faire le trajet dès ce soir.

A l’arrivée à la consigne (garantie 24/24), personne… à deux heures du matin, l’aéroport est franchement désert, et nous réveillons une employée qui refuse de prendre notre colis : il est trop gros et ne passe pas dans la machine à rayons x… il faut chercher le responsable de la « grosse machine à rayons x » pour y faire passer le fauteuil.

 

 

Malheureusement le talkie-walkie de l’employée ne marche pas, et personne ne répond au téléphone. Nous traversons une petite période de découragement (vers 2h30), avant qu’un garde de la sécurité ne finisse par arriver. Il demande à ouvrir le carton, regarde vaguement le fauteuil et décide qu’il n’y a pas besoin de le passer aux rayons x. Nous voilà sauvés ! Nous pouvons rentrer dormir quelques heures avant de reprendre le chemin de l’aéroport, cette fois-ci avec toute l’équipe, qui embarque pour Toulouse…


 
Lundi 8 mai - Pékin
La Grande Muraille, suite
le récit de Didier...
 

Que serait un séjour à Pékin sans une excursion sur la Grande Muraille?

Voici donc notre joyeuse équipe installée dans l'autobus sans savoir qu'en raison des embouteillages rencontrés, il leur faudra 5 heures pour atteindre Simatai, un site encore préservé du tourisme de masse. Arrivés à l'entrée, une petite négociation s'impose avec le chauffeur de taxi procédurier : la randonnée sur la muraille part d'un point et arriveà un autre, et nous ne voulons pas le régler à l'avance, lui veut la moitié de l'argent car il a peur de ne pas revoir ses clients, nous parle de son frère qui va nous chercher de l'autre côté, exige un objet nous appartenant... vous suivez toujours?

Tout ça pour ça! nous voici enfin sur la Muraille avec vue sur un paysage sublime de monts escarpés et arides. Les tours de guet balisent le cordon de pierree et se succèdent dans une perspective étourdissante. Une brume laiteuse jette un voile sur le soleil, donnant une atmosphère irréelle. Les trois heures demarche permettent de multiplier les points de vue, sans que le regard ne se lasse de la magnificence des remparts millénaires (50.000 km tout compris d'après les Chinois, qui dit mieux?).

 

Il est temps de rentrer. Nous ami taxi nous ramène à la station de bus, hélas le dernier bus est parti. Nous sommes donc réduits à dépendre du bon vouloir de notre chauffeur de taxi, qui moyennant une bonne liasse de yuans veut bien poursuivre le voyage jusqu'à Pékin. Qu'allaient-ils donc faire dans cette galère? Ici les événements s'enchaînent : Ayant arrété un minibus sur la nationale et s'étant jetés à l'intérieur, nous voici bloqués par la mafia des chauffeurs de taxi qui se mettent en travers de la route au péril de leurs corps. Une bagarre s'ensuit (où est donc passée la légendaire retenue du Chinois?). Cris, barres de fer, menaces, empoignades, nous sommes contraints de descendre du minibus pour faire le coup de poing pour pouvoir enfin, après une petite course de quelques mètres, nous installer confortablement dans le munibus 532 voyageurs pour 19 places).

Moralité :
En Chine comme partout, l'argent rend fou.
Mao n'en finit plus de se retourner dans son mausolée.
Un Chinois malhonnête peut en cacher beaucoup d'autres charmants.
Mais la Muraille est là pour longtemps.

 

 
Jeudi 4 mai - Pékin

 

La Grande Muraille de Jinshanlin à Simatai

 

Hier, l'équipe de prêt à Porter, accompagnés de notre ami Didier et de Michel qui faisait le Gentil Organisateur, est partie pour la Grande Muraille.

 

Comme "la production ne recule devant aucun sacrifice", Michel les a amenés jusqu'à Jinshanlin, point de départ d'une rando très sympa le long de la muraille. Ce trajet nous semble plus sympa que Badaling, un des sites de visite de la muraille oùles touristes affluent par bus entiers.

 

Je ne vous dévoile pas leurs aventures de la journée, qui restera je pense dans les annales des aventures de tchin-tchine à Pékin... vous aurez demain (peut-être...) le récit détaillé par Didier!

 

En attendant, je vous propose quelques-unes des photos que j'ai prises lors de ma précedente balade sur ce tronçon de la muraille.

 

 

 

 

 

J'avais déjà visité la muraille à Badaling et Mutianyu avant de découvrir, grâce à Michel, cette randonnée, qui se fait en trois heures environ (un peu plus dans le cas des grands sportifs dans mon genre). Je dois avouer que c'est vraiment très spectaculaire et que ça mérite de se donner un peu de mal.

 

La muraille est certes un peu effondrée par endroits, mais elle est visible sur des kilomètres, aussi loin que porte le regard. Autour, le paysage est superbe, extrèmement accidenté et changeant, avec des reliefs sculptés par le vent et les éléments.

 

Nous avons picniqué sur la muraille, profitant du soleil, de la vue, et du calme : cette balade a l'avantage majeure d'être relativement épargnée des touristes. Nous avons ensuite parcouru le trajet jusqu'à Simatai (environ 10 kilomètres, d'après nos estimations...). Le parcours est accidenté : les montées sont souvent ardues, les descentes vertigineuses. Il faut parfois descendre de la muraille entre deux tours, pour contourner une partie effondrée. A l'arrivée, un pont suspendu impressionnant permet de traverser une rivière, puis on peut rejoindre la sortie - en tyrolière pour les courageux...

 

 

 

 

 

Mercredi 3 mai - Pékin

 

Fiche de vocabulaire : "Les Jeunes"

 

Pour le prochain café franco-chinois, le thème (inspiré des propositions d'une jeune internaute chinoise!) portera sur les jeunes et quelques unes de leurs préoccupations...

J'ai réalisé cette fiche de vocabulaire dans un format "wiki" (du nom de l'encyclopédie wikipedia), c'est à dire que tout le monde peut ajouter des mots, des exemples etc... J'espère que vous essaierez d'apporter votre contribution! N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires (il y a un formulaire prévu pour ça sur la page "wiki"...).

 

Midi Festival à Pékin

 

Du 1er au 4 mai a lieu à Pékin le Midi Festival, festival de musique rock.

Le Midi Festival - aucun rapport avec le Midi : il s'agit juste du nom d'une grande école de musique de Pékin - est né en 2000. Au départ, il s'agissait simplement d'une série de concerts des élèves de l'Ecole de Musique Midi. Deux ans plus tard, devant le succès de la manifestation, des groupes professionnels sont invités à participer. La majorité des musicien sont chinois, mais il y a également quelques étrangers : américains, coréens, japonais...

Entièrement gratuit les premières années, le festival s'est "professionnalisé" au fil des ans. Après une annulation il y a deux ans (les concerts avaient été reportés au mois d'octobre - le festival s'est installé dans le Parc de Haidian, et vend désormais ses tickets d'entrée à 30Y pour chaque journée de concert. Le festival a attiré plus de 10.000 personnes l'an dernier et en attend 15.000 cette année. En plus des concerts dans le parc, de nombreux clubs ou boites de nuit proposent des "après-midi" avec des programmations très éclectiques...

 

 

 

L'ambiance est franchement étonnante : les concerts ont lieux en plein air, de midi à 21h : pour ne pas géner les voisins, aucun concert n'a lieu le soir!!

Le parc est envahi de hordes de groupies chinois, rockers, gothiques, baba-cools, skaters... beaucoup s'installent sur les pelousent pour picniquer, vendre à la sauvette CD et tee-shirts, jouer au cerf-volant ou au freesbee...

les groupes ne semblent pas déchaîner les foules, qui applaudissent mollement. Les pelouses sont sillonées par les policiers en uniforme.

 

Peu sensible à la musique (rock, techno et electro-house se mèlent à quelques mètres de distance...) j'ai profité de la visite pour faire quelques photos!

 

 

 

 

 
Mardi 2 mai - Pékin

 

Hôpital chinois

 

Ce matin, souffrant d'une douleur (bénine) au pied, je me suis rendue à l'Hopital Sino-Japonais de Pékin.
Habituellement, lorsque je suis malade, je vais consulter le médecin français de l'Ambassade, qui propose des tarifs français et fournit les médicaments... mais en cette semaine de premier mai, l'Ambassade est fermée, et je ne savais pas où aller.

J'ai commencé par me renseigner sur les tarifs des hôpitaux "internationaux" (la SOS Clinic par exemple). Les soins sont dispensés par des médecins européens ou américains, et les institutions sont on-ne-peut-mieux équipées. Seul hic, la consultation simple coûte 80 euros, la visite à un spécialiste, 150.

Je me suis donc tournée vers l'hôpital sino-japonais, qui est également un hopital international, qui dispose d'un service "pour étrangers" et qui propose des tarifs plus raisonnables (300Y soit 30 euros pour une consultation spécialisée).

 

 

Une fois arrivée au comptoir d'accueil des étrangers, j'explique mon cas. La préposée me fait remplir un dossier, puis examine un peu mon pied, avant de me recommander d'aller voir les infirmières qui occupent un comptoir central, où elles orientent les patients.

Les trois infirmières tatent mon pied d'un air inspiré (dans le hall d'attente), et formulent leur avis : "c'est une infection" (j'ai une petite plaie sans gravité, une ampoule due à mes chaussures). Je me vois déjà en train de négocier pour éviter qu'on m'ampute...

Elles appellent donc le médecin "responsable" des infections. En attendant son arrivée, elles m'installent dans un des fauteuils de la salle d'attente où elles prennent ma température, puis débattent à haute voix de mon cas à travers le hall. Je remercie le ciel de ne pas souffrir d'un bobo plus mal placé...

Un médecin arrive et m'examine le pied, dans une salle de consultation cette fois. Il conclut rapidement qu'il ne s'agit pas d'une infection, et me livre à nouveau aux infirmières, qui ont manifestement du mal à accepter son diagnostic. Elles me tatent donc toutes le pied une fois de plus d'un air inspiré, dans le hall d'attente.

 

Je suis ensuite envoyée aux "ultrasons" où on vérifie le bon fonctionnement de mes cuisses. L'utilité de cette manoeuvre m'échappe un peu mais, après tout, je suis béotienne en cette matière et j'attend patiemment que tout ça se passe. Finalement, mes cuissent vont bien, merci, et mon pied est toujours gonflé.

Finalement, un troisième médecin diagnostique une entorse ou une foulure (je n'ai pas pris mon dictionnaire mais nous mimons fort bien la situation...) et me prescrit une ordonnance : un antibiotique occidental (25Y) et deux médicaments de médecine traditionnelle chinoise pour..... 450Y!! Je me souviens alors que l'hôpital n'est pratiquement pas financé par l'état et vit donc de ses propres ressources, notamment la vente de médicaments (et les ultrasons?).

Heureusement, je suis sûre qu'avec le médicament prescrit (voir la photo!) je vais guérir en moins de deux... d'ailleurs je me sens déjà mieux......

 
 
 

 

Pour découvrir les autres mois.....