février 2006

 

Lundi 27 février 2006 - Pékin


Mes aventures pékinoises se poursuivent, et je m'étonne toujours autant...
J’ai fétê vendredi mes 23 ans ici... ce n’est pas tous les ans que je fêterai mon anniversaire en Chine, j’étais ravie!
Nous avons passé la soirée au bar BED, un espace très particulier au milieu des hutongs. Plusieurs maisons ont ainsi été aménagées : sorte de loft avec plein de petites pièces ressemblant à des boudoirs dans le style chinois. Seul bémol : le DJ occidental avec sa musique techno à fond... et autre bémol (toujours occidental) : 2 blancs bec entrevus avec 6 chinoises autour d’eux (les copains m’ont pourtant expliqué que ça allait encore, car ils n’avaient pas 60 ans et n’étaient pas bedonnants... ceux-ci devaient avoir 30 ans et moins de ventre, mais tout autant de prétention et de connerie). Heureusement, ils ne sont pas restés longtemps dans ma vue, car je pense que je n’aurais été ni à l’aise, ni polie....

Le reste du week end a aussi été très sympa : j’ai eu droit à une nouvelle séance de qi-gong / sabre / automassage, toujours dans le parc du temple du ciel avec mon immuable mamie chinoise ! En règle générale, j'attire le regard des chinois (les cheveux frisés et yeux verts ne passent pas inaperçus ici), mais ce matin là, c'était encore plus flagrant: voir une européenne tenter de manier le sabre ou se masser le visage assise par terre relevait d'une curiosité de premier ordre!

J’ai aussi découvert quelques uns des lieux que Fanny affectionne : un petit cinéma d’art et d’essai, le Cherry Lane Movie (nous y avons vu un documentaire sur une tournée d’un groupe de rock chinois), et les usines de Dashanzi, partiellement reconverties en grand espace d’art. Même si l’art contemporain chinois ne me touche pas particulièrement, ces lieux sont au moins un espace d’expression hors des sentiers battus.

Aurélie Croiziers


Mercredi 22 février 2006 - Pékin

 

Retour sur les derniers moments de tchin-tchine à Pékin! Nous sommes désolées pour ce retard, notre hébergeur de site nous joue des tours !

Surprises de Pékin...

C’est avec grand plaisir que je retrouve Pékin. Je l’avais découverte l’année dernière lors de la tournée de l’Avare...
Profitant du départ de l’équipe la Brouille, j’ai profité de ma journée pour flâner dans cette ville, qu’on pourrait baptiser capitale de contrastes. Tant de choses inattendues et différentes s’y côtoient...

Moments de vie vus ou entrevus : avant tout, les chantiers ! Tant de chantiers, Pékin est une ville champignon, du jour au lendemain des bâtiments apparaissent et parfois disparaissent, au point de troubler parfois mes repères dans l’espace (une grande arche surplombait par exemple l’entrée dans le quartier de Fanny, un matin elle y était, le soir elle n’y était plus !). Je ne préfère pas imaginer les conditions de travail sur ces chantiers en question. Je me suis baladée non loin d’eux cette après-midi, et, à travers une fenêtre taillée dans une grande tente marabout, j’ai vu des lits superposés... on comprend mieux pourquoi tous les travaux avancent si vite ici !

En me baladant dans de petites ruelles entre deux grands axes (à 2 fois 3 voies pour la plupart !), j’ai vu une vieille dame avec de minuscules pieds. Elle a donc eu les pieds bandés !!! cela paraît tellement invraisemblable au 21ème siècle... Cette tradition a pourtant été abolie avec Mao, mais cette dame doit être une des dernières à avoir été victime de cette barbarie (les femmes avaient les pieds cassés vers l'âge de 6 ans afin d’avoir de tout petit pieds, signe de beauté et de soumission, elles marchaient difficilement et restaient ainsi à la maison).

La vie dans les parcs chinois est aussi remarquable : ce sont des lieux de vie sociale très très animés. Ils sont fréquentés très assidument par les personnes âgées mais aussi par le reste de la population. On y croise : des musiciens et chanteurs (plus ou moins accordés mais toujours très très aigus !), des joueurs de tennis, des pratiquants de taï chi chuan, de qi-gong, des joueurs de cartes, des simples promeneurs... J’aime beaucoup m’y balader, ce sont de vrais havres de paix.

Petite anecdote personnelle à ce propos : l’an dernier, j’ai rencontré une dame âgée qui m’a appris le maniement du sabre, de l’évantail et quelques pas de qi-gong. Un chinois anglophone trouvé pour l’occasion m’avait traduit qu’elle était à cette même place tous les jours de l’année.
Je suis donc revenue dans ce parc (celui du temple du ciel), qui fait plus de 250 hectares et me suis lancée à sa recherche. Autant dire que trouver une aiguille dans une botte de foin n’aurait pas été plus difficile ! J’avais sur moi une photo prise en avril que je comptais lui donner.
J’ai peiné pour retrouver l’endroit de notre première rencontre... mais j’y suis arrivée ! elle était là, le même visage beau et ouvert. Nous nous sommes reconnues, avons échangé quelques mots. Elle était très touchée par les photos. Mon chinois s’est amélioré depuis l’an dernier, mais pas assez pour des conversations soutenues. Nous avons alors partagé un moment très sympa : elle m’a appris plus en détail les pas du qi-gong qu’elle pratique. Elle m’a aussi montré un auto-massage de la face, qui doit être très efficace, vu son magnifique visage.
Elle m’a garanti que j’étais doué pour apprendre le qi-gong. J’ai donc décidé d’y revenir pour me perfectionner ! prochaine rencontre prévue : samedi matin !!!
D’ici-là, Fanny et moi avons pas mal de travail en vue...

Aurélie

 

Dernière représentation: école primaire chinoise jumelée avec l'école française
(mardi 21 février)

Réveillés à 6h du matin, la dernière journée de la Brouille en Chine sera longue...
Nous arrivons dès 8h après avoir réussi à convraincre deux taxis peu sympathiques de nous transporter ainsi que nos décors. Nous arrivons dans cette école-pilote où certains enfants apprenent des langues étrangères, d’autres la photographie.

Nous nous installons dans une salle à gradins pliables. Les sièges sont nombreux, les enfants le seront aussi : plus de 150 paires d’yeux se braquent sur Martine et Guillaume quand ils sortent de leur terrier.
La suite n’est que bruyants et joyeux éclats de rire. Nos lapins sont obligés de lever la voix, mais qu’importe, cette dernière représentation nous remplit tous de joie. L’humour est bel et bien international : Martine m’assure que les mêmes scènes font rire les enfants d’ici et d’ailleurs...

Le reste de la journée sera bien rempli : entre un canard laqué (spécialité pékinoise) à midi et des grillades coréenne le soir, Martine et Guillaume auront le temps de faire leur dernier tour de shopping et de boucler leur valise !

Aurélie

Représentation à Sun Village
(vendredi 17 février)

Le chauffeur d’un cadre haut-placé d’Airbus vient nous chercher à l’hôtel, toujours avec nos décors, pour nous conduire à Sun Village, où nous devons jouer. Ce centre accueille des enfants dont les parents sont en prison.
Nous nous abandonnons au confort de l’excellente voiture et à la conduite sans heurt du chauffeur, ce qui change du tout au tout par rapport à nos taxis quotidiens.

Arrivés sur place, il n’est plus question d’abandon ni de confort. Malgrè les peintures aux couleurs vives des bâtiments, nous sentons aussitôt l’athmosphère spartiate du centre. Un enfant de neuf ans vient d’arriver, un petit garçon très réservé qui a l’air complètement perdu.
Nous avons tous un noeud dans la gorge...
Dans le réfectoire où l’on nous conduit, tous les enfants, cinquante peut être, sont regroupés dans un ordre irréprochable, en rangs serrés, par ordre de taille. Sous la conduite d’une surveillante presque aussi jeune que les plus âgés d’entre eux, les enfants scandent en criant une série de phrases-slogans. Fanny nous traduira plus tard : merci au gouvernement de nous accueillir ici, etc...
Nos yeux ne peuvent se détacher du petit nouveau qu’on a poussé près du groupe et qui retient courageusement ses larmes.

Dans cette ambiance para-militaire, on trouve aussi, contre toute attente, des bribes de douceur et d’attention, éclairs de rire dans les yeux des enfants. C’est un peu la même chose pour le repas. Préparé dans une cuisine très sale, la soupe légumes-pâtes est finalement délicieuse.
Après le repas, nous rejoignons la salle glacée où nous avons monté le décor.
En début de représentation, les enfants reçoivent la consigne de ne pas bouger, de ne pas parler... la séance s’est donc déroulée dnas le calme absolu, brisé parfois apr des rires que les plus petits n’ont pas pu retenir.
A la fin du spectacle, tout le monde a été mis dehors en deux minutes, et nous n’avons pas échangé davantage.

Cependant, faire rire les enfants et avoir sur nous ces regards heureux de cette diversion a été une récompense bien suffisante.

Martine

 

Lundi 20 février 2006 - Pékin



Me voici enfin sur le sol chinois... arrivée samedi midi après un vol sans encombre (si ce n’est que ma valise ne m’a pas suivi et est restée à Paris, elle arrivera 24 heures plus tard !), je retrouve enfin ma collègue et amie Fanny.
Je suis ici pour trois semaines entre boulot et balades : j’assiste Fanny sur la fin de la tournée de la Brouille, nous devons organiser en commun nos activités de part et d’autre et je vais tenter d’améliorer mon chinois...

Ces dimanche et lundi ont été placés sous le signe de la détente pour nos deux comédiens qui ont enchaîné pas mal de représentations la semaine passée. Marché aux voleurs, balade dans le parc Baihai (parc impérial au pied de la cité interdite) pour hier et aujourd’hui, ascension de la grande muraille...
Tout un programme ! je me réjouis de l’humeur très agréable de Martine et Guillaume, je retrouve avec plaisir des lieux visités l’année passée !
Certains lieux d’ailleurs n’existent déjà plus, Pékin est toujours autant en mouvement, heureusement la Grande Muraille n’a pas bougé, pour notre plus grand plaisir ! Nous en avons aujourd'hui amplement profité, dans une belle ambiance brumeuse. Je n'ai pas encore goûté à la froideur de Pékin, depuis mon arrivée je bénéficie d'une douceur de climat très agréable...

Aurélie



Dimanche 19 février 2006 - Pékin

 

Représentation à l'orphelinat de Shunyi
(jeudi 16 février)

 

Partis très tôt le matin avec deux taxis qui acceptent bon gré mal gré de prendre nos décors, nous avons rendez-vous avec Keith et son minibus, un bénévole de l’orphelinat qui répare les fauteuis roulants. Il a lui-même créé avec sa femme une structure familiale d’accueil d’orphelins chinois. Ils ont adopté quatre enfants et ont quitté l’Ohio pour vivre dans le pays natal des enfants.


Arrivés à l’orphelinat, situé à l’extérieur de Pékin, nous sommes pris à la gorge par une odeur mélangée d’urine et de produits d’entretien. Un très grand couloir, vitré d’un côté et donnant sur la cour sert visiblement de salle de jeu. Des bébés vadrouillent dans des trotte-bébés, sans autre surveillance que celle d’enfants plus âgés. Nous rencontrons la directrice de l’orphelinat, les Ayi (assis-tantes maternelles), et des bénévoles, dames américaines chrétiennes.


On nous montre la salle, nous devons jouer à 10h car les enfants déjeunent à 11h puis vont faire la sieste.
Les trois pieds et le projecteur prétés par le lycée français nous sont d’un grand secours. Nous installons la toile des « terriers » sur trois tables de la salle, sautons dans nos costumes, vérifions le volume du poste prété par des amis et le spectacle commence. Fanny raconte l’histoire à une bénévole chinoise, qui fait un résumé très succint mais efficace aux enfants.


Nous sommes tout de suite rassuré, les réactions des enfants sont exactement les mêmes qu’en France. Nous osons des « ni hao » à la place des bonjours.
Petits et grands sont captivés, tant par le jeu que par la musique, rient abondamment, pour notre plus grand bonheur.


Après la représentation, nous sommes abreuvés de remerciements. Les enfants sont passionnés par les dessins des enfants de Blagnac et surtout par les photos de classe. Nous feuilletons le petit livre des dizaines de fois.
Ces contacts très vivants avec les enfants nous aident à contenir l’émotion que nous suscite le lieu.
Une quinzaine de bébés sont mis à la sieste dans une même pièce, attenante au couloir-salle de jeu où nous nous trouvons.Certains pleurent, en réveillant d’autres déjà endormis. Nous entrons, espérant rassurer par un sourire.


Un moment vraiment très fort que nous sommes heureux d’avoir partagé avec les enfants. Cet orphelinat accueille des enfants atteints de trisomie et de myopathie.
La souffrance et le bonheur se cotoient dans ce lieu à chaque instant. Nous repartons heureux et épuisés.

Martine

 

Vendredi 17 février 2006 - Pékin

 

La Brouille à Pékin

 

Oui, je sais : je suis très en retard pour les récits de la Brouille. Mais j'ai des excuses, j'étais malade. Non mais.

Depuis une petite semaine, Martine Dargent et Guillaume Cuq sont à Pékin pour y présenter le spectacle La Brouille, une pièce de théâtre en français pour les enfants de maternelle.

Après deux jours consacrés à l'installation et aux repérages, les choses sérieuses ont commencé mardi avec les premières répétitions à l'école française. Il nous a fallu toute une journée pour venir à bout des préparatifs, car le décor devait être adapté : nous n'avons pas pu transporter en avion les structures en métal et en bois, uniquement les toiles et tissus. Il a également fallu que je me familiarise avec la régie, car j'ai été désignée responsable du son et de la lumière...

Ensuite, un des boitiers électriques sur la scène m'a explosé à la figure alors que je le manipulais : la frousse de ma vie! (je me demande encore si ma maladie n'a pas commencé à cet instant...)

Mais ces conditions un peu particulières ne nous ont pas empéché de venir à bout du montage! Nous étions donc fin prêts mercredi matin, pour deux représentations devant les enfants de l'école française (depuis les petites sections de matrenelle jusqu'au CP). Il faut souligner les capacités d'adaptation de Christine, à l'origine simple spectatrice, qui a repris la régie son et lumière en catastrophe suite à ma désertion...

Les enfants ont beaucoup aimé le spectacle (les adultes aussi d'ailleurs!) et ont beaucoup ri. Nous avons pu discuter avec eux après chaque représentation, pour répondre à leurs questions. Ils ont notamment été très intrigués par le théâtre d'ombre, dont nous leur avons montré les marionnettes.

Les enfants vont réaliser en classe des dessins et des comptes-rendus du spectacle, que nous pourrons ramener avec nous en France.

Plusieurs élèves du Lycée Français de Pékin sont également venus voir les répétitions et les représentations de la Brouille. Ces élèves sont en Option Théâtre et sont donc très intéressés par toutes les représentations en français. Nous les avons également retrouvés jeudi soir pour une heure de discussion autour du spectacle, qui a permis de constater que les histoires de lapins, de carottes et de renards ne font pas rire que les enfants!

 

Hier et ce matin, nous avons joué devant des enfants chinois, deux belles représentations - et deux expériences fortes pour toute l'équipe. C'est Guillaume et Martine qui vous le raconteront dès demain. Quand à moi, j'ajouterai quelques photos de ces journées.

Demain matin, Aurélie (l'administratrice de tchin-tchine) nous rejoint pour la fin de la tournée (deux représentations dans une école chinoise), et elle vous donnera sans doute des nouvelles...

 

 

 

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lundi 13 février 2006 - Toulouse

 

Café-Chine

Ce café-Chine avait pour thème le nouvel an chinois : l’occasion de parler du récent passage dans l’année du chien.

Une trentaine de personnes se sont retrouvées à l’étage du café Jo de Brugges qui nous est réservé tous les premiers lundis du mois !

C’est avec plaisir que les partenaires de discussions de la rencontre passée se sont retrouvés, mais les nouveaux venus étaient toujours les bienvenus !

 

lundi 13 février 2006 - Pékin

 

Dernières lectures

 

Comme je ne voudrais pas que vous pensiez que je passe mon temps en vadrouille dans les quatre coins de la Chine, voici mes dernières lectures intelligentes...

- le livre de Lucien Bianco sur les révoltes paysannes du début du XX° siècle m'avait donné envie de continuer à me documenter sur le monde rural chinois à une époque plus contemporaine. J'ai trouvé mon bonheur avec un livre de Michel Bonin, Génération Perdue (EHESS 2004).

Ce livre très agréable à lire présente la politique d'envoi des "jeunes instruits" (diplômés du secondaire) à la campagne depuis 1950 et jusqu'au début des années 1980.

La première partie présente les motivations du mouvement : origines idéologiques de "rééducation" des jeunes et de formation d'une nouvelle génération de révolutionnaires, mais aussi ré-éuilibrage des villes et des campagnes pour lutter contre le chômage...

La deuxième partie, la plus intéressante, présente les conditions de vie des jeunes à la campagne : relations avec les paysans, formes de résistance et retours clandestins, mariages, difficultés d'intégration etc... illustrée de photos, cette partie permet de mieux comprendre le mode de vie paysan et rural.

Le livre finit avec l'analyse des résultats de cette politique (et l'auteur est assez négatif) et présente des mouvements similaires dans d'autres pays (ce qui donne d'autres idées de lectures!).

 

 

- On m'a ramené de France la dernière édition de Manière de Voir (une publication bi-mensuelle du Monde Diplomatique) consacré à la Chine. Je n'ai pas encore tout lu, mais je trouve la lecture intéressante jusqu'à présent. La première partie rappelle que loin d'être un pays "en émergence", la Chine reprend peu à peu une place "centrale" dans l'équilibre mondial, qui correspond à un long passé de rayonnement asiatique et international. Plusieurs articles d'auteurs français et chinois apportent de points de vue nuancés sur notre manière occidentale de concevoir l'Asie (avec ce que ça peut comporter parfois de clichés et d'idées reçues).

La deuxième partie, qui s'appelle "une société en mutation", me semble plus décevante car elle tombe en partie dans ces "clichés" : croissance à deux chiffres, expansion économique... plusieurs articles apportent cependant un éclairage intéressant sur des problèmes sociaux, écologiques...

Vous trouverez "Jusqu'où ira la Chine", Manière de Voir n° 85, en kiosque pour 7€.

 

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dimanche 12 février 2006 - Pékin

Dernier jour à Lijiang et photos

(texte du mercredi 8 février)

Ce matin, départ pour la gare routière où on doit prendre un bus qui nous amène au premier méandre du yang tsé ! on essaie de connaitre l'horaire du bus pour le retour, mais c'est une chose tres difficile ici et on nous conseille de voir une fois sur place.


Le bus est assez fatigué et très chargé; l'autochtone n'hésite pas à se déplacer avec plusieurs gros cartons, le vélo du gamin etc... A mi-route, le chauffeur s'arrête devant une maison très ordinaire, un petit papier à la main; il s'avance vers une dame qui s'empare du papier et y appose quelques tampons... mystère...

On repart. Les paysages sont magnifiques. Les cultures en terrasse, des vues splendides sur le fleuve, de très belles forêts. Un vrai regal; soudain le chauffeur nous crie de descendre, on est arrivées !

Nous voici dans un village très pittoresque où l'activité est intense ; nous cheminons dans des ruelles pleines de monde ; des individus de tous âges vendent de tout installés sur le sol : toutes sortes d'articles d'epicerie, des légumes en tout genre que je n'avais jamais vus, des oeufs de tout calibre, des graines, du riz, du thé, des articles de bazar, du tissu, des poissons vivants, quelques volailles etc... c'est très coloré, ça parle fort...

un peu plus loin voici le coin des "bouchers"; la viande découpée ou les carcasses déposées sur des étals sommaires en plein soleil, un homme fumant un jambon avec un chalumeau ... et aussi un regroupement de femmes qui s'affairent autour de fourneaux de fortune et proposent à manger aux affamés; on mangera une bonne soupe de pâtes, assises sur des tabourets très bas au milieu de vieux chinois tres amusés par notre presence. Ma manière très personnelle de tenir les baguettes me vaudra meme quelques remarques tres ironiques...

En bas du village coule le yang tsé qui fait effectivement un méandre impressionnant ; le temps de quelques photos, d'admirer une derniere fois le paysage et c'est l'heure de repartir.

On se renseigne pour savoir à quelle heure passe le bus; après quelques réponses évasives et un peu d'attente on comprend qu'il n'y a pas de bus pour le retour!

On finit par trouver un taxi illégal, un minibus particulier. Le chauffeur n'hésite pas une seconde avant d'acheter à un marchand qui se trouve là un tout petit tabouret; il peut ainsi caser une personne de plus !!

Nous n'aurons pas froid sur le chemin du retour d'autant que l'homme a une conduite pour le moins sportive sur les routes sinueuses, mais nous sommes rentrées à bon port avec de belles images plein la tête .

Texte Christine Valembois
Photos Fanny Valembois / Lijiang / février 2006

 

 

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samedi 11 février 2006 - Pékin

 

Je rattrape le retard!

 

Après une courte semaine passée à Lijiang, nous voici revenues à Pékin, où le temps s'est considérablement radouci, heureusement!

Guillaume Cuq et Martine Dargent, comédiens de La Brouille, sont arrivés ce matin également. Malgré la fatigue du décalage horaire, nous avons profité d'une journée de soleil pour nous promener autour du lac de Houhai et dans les hutongs du quartier.

L'occasion de faire quelques photos (du noir et blanc, pour changer un peu!).

Promis, demain, je vous raconte la fin du séjour dans le Yunnan, photos à l'appui!

Fanny

 

 

 

 

 

 

 
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samedi 11 février 2006 - Toulouse

 

Mah-jong

Samedi après-midi, première initiation au mah-jong au restaurant le Sichuan à Toulouse.
Après-midi animée par Georges, Chenhai et Hang. Une quinzaine de personnes a pris part à ce jeu millénaire qui occupe tant les chinois!

Super ce samedi après-midi au Sichuan...
Le mahjong, même dans sa forme la plus simple (pour commencer), demande réflexion, vivacité, et stimule le cerveau. Le jeu en général incite à la convivialité.
Quant au minimum de chinois à connaître : les chiffres... pour la famille des dix mille, les termes de civilité pour s'adresser aux ... "hôtes", vraiment très sympathiques. Réviser les bases apprises le week-end dernier, en attendant mieux.
Merci à Georges ! et à Tchin Tchine                                                                                  Evelyne

 

Mardi 7 février 2006 - temple de fuguo, près de baisha, 10km de Lijiang

 

Aujourd'hui nous sommes parties en virée pour trouver un temple bouddhiste perdu dans les montagnes.

Le début du périple fut tranquille ,taxi pendant 10 kms et arrivée à un petit village typique perdu dans la campagne; promenade dans les ruelles et repas dans une 'gargotte' soupe aux nouilles de tradition locale bien bonne !on s'est renseigné (surtout fanny) et on nous a indiqué un sentier qui amène au temple en 30 mn.

Le soleil est de plomb et l'on se met en route sur ce sentier qui grimpe; pas un arbre; 30mn plus tard rien en vue ...on continue; 1demie heure plus tard toujours rien; on est en nage, on fait une pause et on repart; cela fait maintenant 1 heure 30 que l'on monte et sous cette chaleur c'est intenable !

On décide de redescendre; au moment même où l'on attaque la descente arrive une moto chevauchée par un couple; ils nous demandent ce que l'on fait; on s'explique très brièvement et l'homme fait descendre la dame. Il nous dit que ce n'est plus loin du tout et que sa femme va nous accompagner pour le reste du trajet!

Il nous faudra encore une bonne trentaine de minutes pour arriver à un temple; sorte de baraquement en bois très délabré ou vivent 3 moines lama. Un des moines nous fait visiter les lieux nous offre du thé et 2 petites châtaignes crues et commence a lire des prières... un peu... beaucoup.... on ne sait plus comment l’arrêter.... on se lève...
Il comprend enfin que l'on souhaite repartir!..il nous donne alors 2 baguettes enflammes et nous dit d'aller les planter dans une jarre devant l'autel... en nous prosternant 3 fois ! Fanny lui explique que l'on y croit pas mais il dit que ce n'est pas grave il faut le faire tout de même !! on le fait et on lui dit que l'on va s'en aller car le chemin du retour est encore long ... alors il propose de nous accompagner par un raccourci à travers la foret et fanny a toutes les peines du monde à l'en dissuader!
Finalement il nous laisse partir avec regrets mais nous offre encore 2 kakis complètement pourris que l'on doit commencer à manger devant lui pour ne pas l'offenser !ouf on est ressorti et on peut enfin jeter les kakis dans un fourré !on a les mains qui collent et on commence à redescendre; encore plus d'une heure de marche en plein soleil...

Bilan c'était vraiment chouette mais on a mal partout et on a le visage complètement crame par le soleil; pour se remettre on a mange des spaghettis bolognaise (moi) une pizza (Fanny) et des crêpes! et oui on a trouve tout cela ici.

Christine (membre du C.A. en vacances en Chine)

 

Lundi 6 février 2006 - Lijiang

 


Me voici arrivée à Lijiang après une escale, plus longue que prévue, à Kunming, capitale du Yunnan.

Lijiang est une ville ancienne, sur un plateau au cœur des montagnes, sur les marches des montagnes tibétaines. La ville a gardé son architecture traditionnelle, faite d'un réseau de ruelles, de maisons de terres et de briques, de superbes toits de tuiles. C'est un véritable dédale où il fait bon se perdre, et flâner le long des petits canaux, des escaliers, des cours...

La région abrite des communautés Naxi et Dongba, deux minorités ethniques encore très représentées ici. Les femmes notamment portent un costume traditionnel de coton bleu - y compris la coiffe - et dans le dos un drôle de panier plat, retenu par des sangles nouées sur la poitrine. Les mamies naxi passent leur journées assises sur le pas des portes a fumer, broder et tricoter. Le soir, elles descendent sur la place du village et dansent de grandes rondes autour des feux installes ça et là.

L'atmosphère est extraordinairement paisible, on dirait que le temps coule au ralenti ici. Bien sur, la "place du Marché" est envahie de touristes et donc de boutiques de souvenirs, mais on est loin de l'agressivité des vendeurs pékinois! les enfants courent partout, la vieille ville, interdite aux voitures, constitue un terrain de jeux formidable!

Il fait très beau, malgré l'altitude. Sous le soleil, les toits de la vieille ville, domines par le "Pic du Dragon de Jade" et ses 5500 mètres, sont magnifiques... d'ailleurs je file en excursion!

Fanny



Vendredi 3 - dimanche 5 février 2006 - Blagnac

 


Mission accomplie pour Marie-Noëlle, notre prof de chinois de Tarbes : elle a réussi à transmettre son goût pour le chinois à une douzaine de personnes de plus !
Au cours de 8 heures assez intensives, elle a appris à ces nouveaux sinophiles les bases du pin-yin, de l’écriture des caractères et les premières phrases pour initier une conversation !

Impressions de stagiaires :

« Un petit remue-méninge » très intéressant… Evelyne

« Très bon stage, initiation réussie ! Ca m’a fait apprécier le chinois ! » Indy



Mercredi 1er février 2006 - Blagnac

Le conseil d’administration de tchin-tchine s’est déroulé dans une bonne ambiance ce mercredi soir ! quelques adhérents déjà bien actifs ou bien fraîchement arrivés dans l’association se sont joint à nous et nous ont apporté des idées nouvelles ! Pour en savoir plus…


Mercredi 1er février 2006 - Suzhou

 

La suite! La suite !

 

Suite à vos demandes insistantes et répétées (c'est bon, vous pouvez arrêter de m'envoyer des mails!) voici donc trois nouveaux cris d'animaux... pour ceux qui ont du mal à identifier les dessins, il s'agit du serpent, du chat et du cheval!

 

 

Vous me ferez le plaisir d'apprendre tout ça par coeur.

(j'en ai encore plein, je peux tenir au moins quatre semaines avec les animaux, et après j'ai aussi les bruits du corps humain....)

 

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Pour découvrir les autres mois.....